La filière agroalimentaire se caractérise en Indre-et-Loire par une production agricole spécialisée et de qualité dans des exploitations de petite taille et par une industrie de transformation très artisanale et proche des produits du terroir (viande, fromage, vinification).
Les AOC (vins et fromages) et les IGP (Indication Géographique Protégée) qui concernent certaines zones de production sont relayées par des actions concertées pour l'amélioration et la promotion de la qualité des produits et des savoir-faire en dehors des aires d’appellation. Les circuits de distribution sont complexes et associent le commerce de gros, la restauration hors foyer et la distribution directe via les marchés ou la vente sur les exploitations.
L’emploi généré par cette activité est assez important et l’on dénombre un peu plus de 18 000 salariés directs.
Répartition des salariés de la filière agroalimentaire
par secteur d'activités en 2007
(Indre-et-Loire)
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La filière trouve localement un potentiel de formation qui va du CAP agricole au 3e cycle universitaire en innovation alimentaire. L’environnement de recherche publique et privée qui allie recherche fondamentale et appliquée, joue un rôle actif dans le développement des productions locales tels le sauvetage de la Géline de Touraine, grâce au partenariat avec l’INRA, les travaux de l’Institut Français de la Vigne et du Vin ou encore le développement de nouvelles cultures fruitières avec la station expérimentale de la Morinière.
La promotion des produits locaux donne lieux à de multiples actions et initiatives qui vont de la communication locale au regroupement d’acteurs pour une meilleure visibilité nationale voire internationale, en particulier autour du patrimoine Loire. En dehors de la viticulture qui bénéficie d’une organisation spécifique, la difficulté majeure de la filière réside dans ses caractéristiques de spécialisation sur des productions hautement qualitatives mais de faible volume. Les circuits d’achats et de distribution classiques exigent en effet des quantités que ne sont pas en mesure de fournir la plupart des petites exploitations. Par ailleurs, les relations entre les producteurs et les activités annexes restent assez ponctuelles et mériteraient d’être développées à l’image de certains regroupements comme les SYAL (Systèmes Agroalimentaires Localisés) ou les associations de producteurs.
Enfin, la Touraine est porteuse de projets autour du patrimoine gastronomique et de la promotion des productions locales, susceptibles d’améliorer la visibilité de la filière à l’extérieur et de favoriser sa structuration.