Codes Insee NAF 2008 du secteur étudié : 24, 25 et 33 en partie
Le travail des métaux et la métallurgie constituent, ensemble, la première activité industrielle (hors BTP) de l'Indre-et-Loire et ceci depuis près d'un demi siècle. En 2008, 5 305 salariés travaillent dans l'un des 294 établissements de ce secteur, soit 17,4 % de l'emploi salarié industriel de notre département.
C’est un secteur où se côtoient PME, sous-traitants et filiales de groupes internationaux, avec des activités très diverses, qui vont au-delà des savoir-faire strictement « métaux ». Certaines entreprises relèvent autant de la construction électromécanique et des équipements industriels que de la métallurgie (ex : TI AUTOMOTIVE, SES, MECACHROME...). Cette difficulté à tracer des frontières nettes entre ces différents secteurs témoigne d’une interdépendance croissante des technologies qui implique pour les entreprises un élargissement des savoir-faire.
De nombreuses PMI (10 à 49 salariés, près de 37 % de l’emploi salarié) se sont développées dans la sous-traitance, notamment pour la construction automobile et aéronautique. Des entreprises sont restées sur des créneaux dits "traditionnels" (fonderies, matériels et contenants métalliques, charpentes, cloisons, fermetures métalliques), une tradition empreinte d'innovations technologiques.
Le travail des métaux s’intègre dans une des filières d’excellence de l’économie tourangelle : la filière « matériaux ». Cette filière trouve un fort appui technologique auprès des équipes de recherche du CEA et de l’Université pour une meilleure maîtrise de la matière et de ses applications industrielles. Cet appui technologique devrait être renforcé avec la création, en projet sur Tours, d’un centre de design
sensoriel et de sa matériauthèque.
Des recherches croisées privées et publiques se développent au sein de laboratoires partagés : c’est le cas du Centre de Recherche sur les Outils Coupants, le CEROC, implanté sur le site de l’entreprise SAFETY, filière du groupe suédois SANDVIK.