Selon une récente étude de l'Insee Centre*, l'Indre-et-Loire atteindrait les 600 000 habitants en 2030. La population du département gagnerait 70 000 habitants entre 1990 et 2030, soit une hausse moyenne de 0,32% par an supérieure à celle de la région Centre (0,28 % par an). La population augmenterait ainsi nettement sur l'ensemble de la période 1990-2030, mais son taux de croissance annuel diminuerait régulièrement (+0,47% par an en moyenne sur la période 1990-2005 et +0,22% sur la période 2005-2030). Cette croissance démographique serait le résultat d’un excédent des naissances sur les décès, renforcé par un solde migratoire positif. Toutefois, l'Insee prévoit un solde naturel en perte de vitesse et qui pourrait devenir négatif à partir de 2018. Quant au solde migratoire, il resterait exédentaire et stable (environ 1000 personnes de plus en moyenne par an) mais avec une baisse de l'attractivité du département pour les 20-30 ans et une hausse pour les seniors. Ces projections de population présentent cependant de fortes disparités selon les territoires avec une partie nord du département démographiquement plus dynamique que le sud, tant pour l’évolution de la population que pour celle de sa structure.
*L'étude de l'Insee Centre "La population de l'Indre-et-Loire et de ses territoires à l'horizon 2010" (février 2010) a été réalisée en partenariat avec l'Agence d'urbanisme de l'agglomération de Tours et le SCOT de l'agglomération de Tours. Elle s'appuie sur une étude rétrospective des territoires et sur des projections de population à l'horizon 2030 réalisées selon différents scénarios. Outre les zonages traditionnellement étudiés, départements et zones d'emploi, un zonage en " bassins démographiques " a été élaboré afin de réaliser des projections de population sur des espaces regroupant des communes aux comportements sociodémographiques proches. Des résultats sont également disponibles pour l'aire urbaine de Tours, la communauté d'agglomération Tour(s)plus et le SCOT de l'agglomération tourangelle.