Edition Juin 2010 (14 pages) - Publié le 22/06/2010
MAI 2010 : UNE AMÉLIORATION SÉLECTIVE
Les dernières semaines ont confirmé le rebond d’activité dans les entreprises, avec comme marqueur de très court terme, la hausse de l’intérim et le tassement du chômage partiel. La réactivation, encore modérée, des crédits aux entreprises porte l’espoir d’une reprise plus solide. La consommation courante des ménages reste modérée, saisonnière, et irrégulière. L’investissement en logement reprend des couleurs. Les transactions sur l’ancien sont en forte hausse sur les niveaux très déprimés de 2009. Un mois de mai peu généreux en week-end prolongé a affecté la saison touristique qui démarre tout juste. La reprise de l’activité ne se traduit pas encore par une amélioration du marché de l’emploi. La progression des demandeurs d’emploi s’est modérée, mais elle reste élevée, avec une dégradation pour les chômeurs de longue durée.
Au niveau national, la dernière enquête de la Banque de France sur l’activité de mai témoigne d’une activité industrielle en légère hausse dans l’ensemble des secteurs « hormis l’automobile ». Les carnets sont « proches du niveau jugé normal ». Les prévisions sur le court terme sont orientées vers une stabilisation de la production. Le taux d’utilisation des capacités de production en amélioration reste « en-deçà de sa moyenne de longue période », ce qui explique la modération des investissements. La reprise est plus nette dans les services, « entrainée par le travail temporaire », ce qui témoigne bien d’une reprise dans l’industrie signataire de plus de 40% des contrats.